www.CopiesAndFakesInArt.com     dernière révision:  01/04/2008 
 

Fondazione Gottfried Matthaes
 

Copies et Faux dans les objects anciens
Une section du Museo d’Arte e Scienza

 

Peintures sur bois et toile.

Meubles anciens et statues.

 

Objets d’art en ivoire, bronze et autres métaux.

Céramiques archéologiques.

Verres anciens et modernes.

 

Art africain.
Tapis et tapisseries. Art bouddhiste et chinois.   Le laboratoire du musée et les méthodes scientifiques.

 

 

Museo d'Arte e Scienza

Anciennement Musée du Collectionneur d'Art
Fondation Gottfried Matthaes
- Milan

 

Unique au monde voué au contrôle de l'authenticité d’objets d’art anciens

 

Plus de 2 000 objets didactiques sont exposés dans les 18 salles du Musée.
U
n moderne laboratoire scientifique et neuf  Stations de Test interactives sont
à la disposition des visiteurs
.

 

Station de test de la salle 8:
Examen olfactif de la céramique archéologique

Station de test de la salle 9:
Examen pour la détection de l'utilisation du plastique

Station de test de la salle 7:
Détection des colles et d’autres matériaux synthétiques avec la lumière de Wood.

Station de test de la salle 9: Contrôle avec la loupe de l’usure et des décorations de la porcelaine

 

 

L’examen optique de l’usure permet de reconnaître un objet en argent authentique.

L’ombre révèle la fabrication industrielle ou artisanale du verre.

Le microscope reconnaît la patine et les incrustations authentiques des fausses.

Si la porcelaine émet un bruit sourd, cela indique qu’elle présente une restauration cachée.

 

 Via Q. Sella, 4 -20121 Milano -  Piazza Castello

 
Horaires: Du lundi à vendredi 10-18h      
Entrée
: Plein tarif 8 € - Tarif réduit 4 € - Visites guidées pour groupes sur demande
Informations
: Tél. +390272022488  Télécopie: +390272023156  
e-mail: info@museoartescienza.com

 


 

La qualification
du laboratoire scientifique du musée et
de ses méthodes
pour l’attestation de l’authenticité


L'évaluation et l’emploi des méthodes scientifiques subissent l’influence des lois et des usages locaux.

Base de jugement : Situation en Italie (pays où se trouve le musée).

La plus haute institution pour la lutte contre les falsifications et les imitations est la Guardia di Finanza. Dans le dernier catalogue que cet organisme a fait paraître en juin 2007 pour l’attestation de l’authenticité dans le domaine de l’art, le laboratoire scientifique du Museo d’Arte e Scienza est présenté de façon exclusive et les méthodes qui y sont appliquées pour la datation des peintures, des meubles, des objets en ivoire et d’autres pièces y sont recommandées et amplement décrites sur six pages.

Procédures judiciaires. La valeur probatoire de la méthode de datation spectroscopique est déterminante dans le cadre des procès civils et pénaux visant à attester l’âge véritable d’objets d’art.

Le marché de l’art: Le pourcentage d’objets non authentiques présents sur le marché est très élevé. Par voie de conséquence, des raisons économiques poussent certains opérateurs commerciaux à refuser les méthodes scientifiques. De plus, en cas de résultat négatif de l'analyse, l'on tend souvent à affirmer que ce n'est pas l’objet d’art qui est faux, mais le résultat scientifique, ou que la méthode est inconnue!!

L’amateur d’art et l’investisseur. L'on offrira des copies et des faux en prétendant qu'il s’agit de pièces authentiques aussi longtemps que l’acquéreur d’objets d’art ne suivra pas, au moment de l’achat d'un objet d’art, les mêmes habitudes que celles qu'il adopte lorsqu'il achète d’autres « produits » en basant son achat sur une garantie crédible de l’authenticité de l’objet. En une époque caractérisée par la technique et la science, il n'est plus raisonnable de se contenter de l’opinion personnelle des experts. Le marché de l’art deviendra fiable lorsque l’amateur d’art deviendra un connaisseur et que, comme le prévoit déjà la loi, il exigera un certificat valable.

 

 

 

 

 

La valeur de l’expertise dans le domaine de l’art dans l’ère scientifique

Le jugement d’un grand expert ou d’une maison d’enchères célèbre a, parfois, le pouvoir magique d’augmenter la valeur commerciale d’un objet même de mille fois. Un beau meuble, un tableau ou un masque africain peuvent par conséquent coûter 1.000 ou 1.000.000 d’Euros. Ces appréciations déconcertantes sur le marché international sont en train d’augmenter.
Ceci serait plausible si l’expertise était fondée sur des données compréhensibles et vérifiables. Mais il n’est pas toujours ainsi.

€ 4.500  
Authentique

 

€ 5.000.000
Enchère du 18 juin 2006


Une quantité inimaginable de précieux trésors artistiques s’est accumulée au cours des siècles dans le monde entier chez les familles aisées et dans les musées. Leur valeur commerciale et historico-artistique est incalculable. Toutefois, on estime généralement que plus de la moitié des œuvres n’est pas authentique. Le jugement, à défaut de méthodes scientifiques, se fondait surtout sur l’opinion d’experts.
Une application critique de méthodes nouvelles et précises pour la détermination de l’authenticité sur ce patrimoine culturel, sans le consentement des curateurs,  n’est ni pensable, ni souhaitable.

Le marché de l’art ne peut plus d’ailleurs éviter que, dans l’ère de la croissance continue d’Internet et d’autres moyens d’information qui entrent partout dans les maisons des collectionneurs et des investisseurs, les affirmations non vraies, concernant les méthodes de vérification scientifique, soient clairement identifiées et jugées comme telles. Le marché de l’art, en discréditant la détermination scientifique, se nuit également à lui-même. Il s’ensuit que les acheteurs et les investisseurs sont toujours plus enclins à faire leurs achats chez les grandes et relativement fiables maisons d’enchères. La tendance est généralement la même dans chaque secteur et les petits commerçants doivent fermer. Mais c’est justement le domaine de l’art qui peut représenter une exception.

Les galeristes et les commerçants ont, en effet, déjà à présent, la possibilité de perfectionner leur expertise par des certificats scientifiques exacts, en offrant ainsi une garantie plus crédible pour des achats plus sûrs et équitables par rapport aussi aux grandes maisons d’enchères. Il s’agit de changer non seulement les garanties, mais aussi le point de vue et de regarder la détermination scientifique comme un instrument utile et avantageux et non pas comme un obstacle ou une menace.
Une méthode valide existe déjà, la Spectroscopie infrarouge, depuis des dizaines d’années la méthode analytique la plus utilisée, dans le monde entier, par toutes les entreprises chimiques et pharmaceutiques.

 

Pour informations détaillées consulter nos site
www.SpectroscopyforArt.com

 


MAINTENANT OPéRANTE!

La succursale du laboratoire scientifique milanais pour la reconnaissance
de l’authenticité d’objets d’art anciens de valeur
 


Le laboratoire annoncé en Allemagne pour la zone de l’Europe centrale, est
maintenant opérant pour le prélèvement des échantillons d’objets en bois à dater et pour l’émission de certificats.

Veuillez contacter Dr. Martin Matthaes
+49 (0) 17676305108 – mm@museoartescienza.com

La maison, appartenant depuis 45 ans à la Fondation Matthaes (Museo d’Arte e Scienza) est sise sur les rives du Lac de Constance, prés de Lindau.

 

Autres services pourront être demandés, comme toujours, directement au laboratoire du Musée de Milan à la suivante adresse:


Museo d’Arte e Scienza
Via Q. Sella 4 – 20121 Milano
Tel. 0039 02 72022488
Fax 0039 02 72023156
e-mail: info@museoartescienza.com

 
 

Pour plus d’information :

www.Museoartescienza.com     www.spectroscopyforart.com                      
www.DipintiAutenticita.com   www.ArteAfricanaAutenticita.com 
et autres sites

 

 

Les fondateurs et le staff permanent
du Museo d’Arte e Scienza

   
 
   
 

Gottfried Matthaes
Fondateur et Président

Giovanna Cozzi Matthaes
Cofondateur

 
 
     

Dott. Chim. Peter Matthaes
licencié en Chimie
Directeur du Laboratoire et C.T.O

Patrizia Matthaes
Administration
Silvia Mayer
Language and Communication
Dott. Avv. Martin Matthaes
Avocat - Droit International
 
 
Chiara Civardi
Premier aide de laboratoire
Roberta Delmoro
Historien d'art (Freelance)
Marta Cugnasca
Informatique
Sonia  Checchini
Conservation
       

 

 


Établissement de l'authenticité des tableaux anciens

Des Copies

Tous les peintres dignes de ce nom ont commencé leur carrière en copiant
les grands maîtres du passé.
Dès l’Antiquité, les copies faites honnêtement servaient aux études des jeunes artistes et, sans ces copies, notre connaissance des cultures du passé serait incomplète.

Un fait fondamental, qui tendra à augmenter à l’avenir, est que la demande d’objets authentiques dépasse déjà amplement l’offre du marché des antiquités. Cela ne devrait pas, comme cela a malheureusement lieu, aboutir à une augmentation de la production de faux, mais à une revalorisation des bonnes copies.

Ce problème se complète, en premier lieu, d'une surévaluation de la signature de l’auteur en tant que preuve d’authenticité. Dans la réalité commerciale, surtout au cours des dernières décennies, ce fait a même poussé à considérer que la signature était plus importante que la qualité de l’œuvre. La seule présence de la signature ne peut pas être considérée comme une preuve suffisant à garantir l'originalité de l’œuvre.


La signature


La plupart des peintres de renom avaient un atelier dans lequel les élèves et les peintres de profession exécutaient des copies des originaux du maître, lesquelles étaient ensuite proposées au marché comme étant ses œuvres. Par exemple, on dit que Lucas Cranach fit peindre un millier de portraits de Martin Luther. Les rares tableaux existant encore sont considérés authentiques.

Portrait de Martin Luther
exécuté par le maître
Lucas Cranach

Une des innombrables copies
d’atelier
du même sujet

 

La preuve la plus éclatante du caractère discutable de l’attribution d'une œuvre nous est donnée par Léonard de Vinci et son chef-d’œuvre “La Vierge aux rochers” dont il existe quatre exemplaires. On estime que le premier et le deuxième tableaux (ceux qui se trouvent actuellement au Louvre de Paris et la National Gallery de Londres) furent exécutés en grande partie de la main même du maître, tandis que ses élèves participèrent plus largement qu’à l’accoutumée à la réalisation du troisième tableau (collection privée - Suisse).
Très surprenante, la quatrième toile
(National Museum of Art – Copenhague) est attribuée à un artiste inconnu, probablement un artiste de l’Europe du Nord. La qualité de la peinture est très semblable de celle des autres toiles, comme le démontrent les détails. Cette observation prouve absolument que la peinture de nombreux artistes peut atteindre la même qualité que celle des grands maîtres, ce qui augmente encore l’incertitude quant à l’attribution
.


détail 1e version

 

 

 

 

 

détail 3e version

 

"La Vierge aux Rochers" – 1e version

 

détail 4e version, exécutée par un peintre anonyme

 

Une petite partie des tableaux anciens existant sur le marché est authentique, ce qui revient à dire que la peinture a été effectuée par le même artiste que celui qui a signé l’œuvre. De très nombreuses copies ont été exécutées en toute bonne foi par des élèves et des admirateurs du maître. Ces travaux deviennent des faux lorsqu'ils sont offerts comme étant authentiques. Il existe aussi un très grand nombre de tableaux réalisés avec une intention malhonnête, en copiant des chefs-d’œuvre et en apposant sur le tableau la signature d'un autre artiste.

Un tableau est cependant un objet très complexe et il contient différents matériaux présentant des caractéristiques significatives, dont chacune permet de suivre des analyses scientifiques et historico-culturelles basées sur l'expérience de générations et de générations d’experts. Toutes ces possibilités d’établir l’authenticité d'un tableau sont proposées sur les sites www.MuseoArteScienza.com et www.DipintiAutenticita.com ainsi que dans le premier tome du manuel de notre Musée (p. 15-64).

 

 

Les objets dits « non authentiques » sont les faux proprement dits, réalisés en vue de tromper pour obtenir un gain indu, mais aussi des œuvres nées en tant que copies faites honnêtement mais qui, à la suite de différents transferts de propriété, sont vendues en tant qu’œuvres authentiques. Ces dernières sont les plus nombreuses.
 

Il est facile d’expliquer pourquoi les objets non authentiques sont si nombreux sur le marché des objets anciens. Le nombre des œuvres authentiques des siècles passés n’augmente pas. Au contraire, ces pièces deviennent de plus en plus rares. En revanche, le nombre des acquéreurs possibles augmente, tant en raison de l’enrichissement de la population mondiale aisée, que grâce à l'augmentation de la surface habitable par habitant. Le désir d’embellir sa demeure avec des objets d’art est fort compréhensible et la copie devient donc un besoin social.
 

Il faudrait réévaluer les bonnes copies plutôt que de développer la production de faux. Malheureusement, les copies anciennes sont, elles aussi, destinées à s’épuiser, de sorte qu'il est devenu nécessaire de trouver une autre source valable pour répondre à la demande. Une solution pourrait consister à recourir aux peintres de talent actuels, à condition qu'ils acceptent de suivre les préceptes de l’artiste et du savant le plus grand et le plus génial de tous les  temps : Léonard de Vinci.

Ces préceptes sont univoques et clairs : « …Le peintre doit observer la nature et ses phénomènes avec des méthodes et des considérations scientifiques et il doit les copier fidèlement, parce que la nature est d'une beauté inégalable, inépuisable et exquise. »
Cet enseignement a été suivi par tous les artistes, depuis le début de la culture humaine jusqu'au XIXe siècle. Pourtant, il n’avait jamais été dicté aussi clairement que dans le « Traité de la Peinture » de Léonard de Vinci.

Léonard de Vinci avait déjà prévu cette tendance de la peinture moderne qu'il approuve pourtant, mais à cette condition (Art. 63, 35 du Traité) :

« … Fais en sorte qu'il ne te soit pas difficile de voir des créations fantastiques dans les taches des murs ou dans la cendre du feu ou dans les nuages ou dans la boue, qui poussent le travail du peintre à réaliser de nouvelles créations… Mais d’abord, apprends à bien faire tous les éléments des choses que tu veux représenter… » (voir le dessin de Picasso) - «… telle ou telle invention est déshonorée par ceux qui ne savent pas représenter, ni dialoguer avec leur travail et avec cette paresse, ils détruisent leur travail…»
 

 

dessin exécuté par Picasso
en 1895

 

peinture exécuté par
Picasso en 1970


La faute véritable est la manque de compétence des acquéreurs
et il serait souhaitable que les amateurs d’antiquités acquièrent une compétence majeure ou, du moins, une bonne base de connaissances dans un domaine aussi complexe. Il faut toutefois reconnaître qu'il s’agit là d'une entreprise difficile, pour les raisons suivantes : Un objet ancien peut être créé avec une infinité de matériaux, comme la pierre, le bois, la céramique, le verre et le métal. Dans les détails, il contient également des colles, des peintures, des clous et des étoffes. En plus des matériaux, l’acquéreur compétent devrait également être à même de connaître les techniques de travail et la période de leur application.

Lorsque l'on achète des objets d’art, l'on court fondamentalement un risque supérieur à celui auquel on s’expose quand on acquiert d’autres types d’articles. Lors de l’achat d’un appareil électroménager, il est possible de calculer approximativement son prix de vente qui se compose de la valeur du matériau, de la main-d'œuvre, de l'emballage, du transport, etc. En revanche, dans l’univers de l’art et des antiquités, il n’existe aucun lien logique entre le prix d'un objet et sa valeur intrinsèque. Par exemple, lorsque l'on acquiert une gravure ancienne, toute tentative d’en calculer le prix est vaine. Le coût d'une affiche ancienne se constitue d'un morceau de papier et d'une opération d’impression à partir d'une matrice. Il ne s’agit là que d'un exemple de l’énorme différence entre la faiblesse du coût de production et la valeur impondérable du prix de vente.

En réalité, les amis de l’art ancien ne peuvent pas réellement croire que la connaissance des facteurs objectifs offre une garantie en matière de reconnaissance d'un bon objet d'art. Pour pouvoir choisir l’objet idéal, au-delà des règles à suivre pour identifier et exclure les objets n’ayant qu'une piètre valeur, il faut de la passion, du flair, de la sensibilité et une fréquentation longe et intense du monde des antiquaires.
 


ÉTABLISSEMENT DE L’AUTHENTICITÉ DES MEUBLES

 

 


Il n’existe pas de meubles, ayants plus de 150-200 ans, qui sont complètement authentiques.
Dans la plupart des cas, un meuble était un objet utilisé dans la vie quotidienne, comme les tables, les chaises ou les bahuts et, en tant que tels, au fil des années, ils avaient besoin d’être réparés et restaurés. Parfois, ils devaient même faire l’objet de modifications de façon à s’adapter à de nouvelles nécessités. Avant d’acheter un meuble, il est donc nécessaire de l’observer attentivement.

La recherche de l’authenticité se base :

1 -     Sur le style : Ce thème est largement décrit dans de nombreux ouvrages spécifiques.
2 -     Sur la documentation de l'histoire de l’objet.
3 -     Sur la méthode de fabrication : Jusqu'au XVIIIe siècle, il n’a aucun sens de se demander si un meuble a été réalisé à la main ou avec des moyens industriels. En effet, les artistes et les artisans ne disposaient que de leurs mains et d’outils manuels.
Avec les progrès de la mécanisation et de l’automation, la question de la main-d'œuvre prit de plus en plus d’importance et, depuis quelques décennies, elle est même devenue l'un des principaux critères de jugement sur l’authenticité des objets d’art anciens.
Dans la plupart des cas, il suffit de savoir reconnaître un produit réalisé à la main ou de façon industrielle pour établir avec la meilleure certitude si une œuvre est ancienne ou récente.
4 -     Sur l’examen scientifique : L’examen qui permet d’indiquer de façon précise
         l’âge d'un  meuble est la Spectrographie Moléculaire, qui établit l’âge
         des bois utilisés pour sa réalisation. Cet examen central et décisif peut se
         compléter d'une analyse des matériaux et des techniques.
5 -     Sur le certificat d’authenticité remis par le vendeur. 

Le thème de l’authenticité des meubles est traité dans la section dédiée aux méthodes scientifiques sur ce site et, avec des explications détaillées, des photographies et des exemples nombreux sur les sites www.MobiliAntichiAutenticita.com et www.MuseoArteScienza.com, ainsi que dans le premier tome du manuel de notre Musée (p. 139-208).

 


NOUVEAU !

Une bonne nouvelle pour ceux qui aiment l’art ancien:
l’ivoire est datable!

Objet en ivoire, Afrique

Temple de Buddha, Chine

La catégorie de l’ivoire ne comprend seulement pas les défenses des éléphants, mais aussi les cornes d’autres animaux et certains types d’os. Tous les ivoires se distinguent par leur dureté et résistance, caractéristiques dues à leur composition chimique. L’élément prédominant est représenté par des matières inorganiques, dont l’âge n’est pas déterminable. Mais nous trouvons aussi des substances organiques qui subissent des altérations avec le temps selon des lois biologiques.

L’analyse avec la spectroscopie aux infrarouges met en évidence les molécules présentes dans la matière, en permettant de distinguer de manière claire les substances inorganiques de celles organiques de l’ivoire. Pour ces dernières il est donc possible d’appliquer les méthodes analytiques pour la datation en visant des molécules sélectionnées et mesurables.

La courbe spectroscopique permet d’identifier clairement les différents types d’ivoire, ainsi que d’élaborer des calculs spécifiques pour la datation de chacun de ceux-ci.  (Figure 1 - 2)  
 

Figure 1

Figure 2


Important ! Les molécules qui constituent les cellules de l’ivoire ne possèdent pas de parois protectrices comme celles du bois. Les échantillons d’ivoire qui sont utilisés pour la datation doivent être soumis à un savant processus de stabilisation dès leur prélèvement.

L’application de l’analyse spectroscopique pour la datation de matériaux organiques est brevetée.
(Brevet It. Nr. 01266808 - G. Matthaes, 1993)

Instructions pour le prélèvement d'un échantillon d’ivoire à dater

A)               L’objet en ivoire est délivré au laboratoire du Musée à Milan. Il est ainsi possible de prendre l’échantillon avec un dommage minimum et invisible.
B)
               L’échantillon est pris par le propriétaire de l’objet. Pour la datation il est nécessaire un fragment de 10 mm3 de volume (mm 3x3x1) qui peut être prélevé à l’aide d’un couteau bien tranchant ou d’une petite scie en travers.

Ce petit fragment doit être recueilli dans un morceau de papier et envoyé par la poste au laboratoire du musée. Prix pour une mesure : EUR 95, USD 125.


ÉTABLISSEMENT DE L’AUTHENTICITÉ
DES OBJETS EN IVOIRE, EN PIERRE ET EN BRONZE.

Les premiers objets d’art créés par les hommes de toutes les cultures ont été sculptés ou gravés dans les matières que la nature offre : pierres, corne, dents ou os d’animaux. Les métaux devaient d’abord être purifiés et fondus. La détermination de l’authenticité de ces pièces anciennes ne pose pas de problèmes. Elles ont été retrouvées sous terre et présentent donc des marques de corrosion très prononcées. Des examens physiques, optiques et chimiques ne garantissent pas l’acquisition d’éléments suffisants pour effectuer une datation précise, parce que les objets sont réalisés avec un seul type de matériau qui est très souvent pas datable.
La seule exception est représentée, depuis 2007, par l’ivoire en toutes ses typologies que, grâce à la présence de substances organiques, peut être daté parmi la spectroscopie (voyez les premières pages de ce site).

Le thème des objets provenant des fouilles est amplement traité dans le troisième tome de notre Manuel Illustré. www.artandsciencehandbook.com

Pour tout renseignement complémentaire, consulter le site www.MuseoArteScienza.com
 


ÉTABLISSEMENT DE L’AUTHENTICITÉ DU VERRE

 

 


Le verre se distingue de tous les autres matériaux par certains facteurs importants.

- Le verre est, à la naissance, transparent et lumineux.
- Le verre fondu permet de créer librement n'importe quel type d’objets sans devoir utiliser de forme.
Cela est possible uniquement grâce à une autre qualité qui rend le verre unique et qui se base sur le fait que,  selon la physique, il s'agit d'un fluide dense. En effet, il est possible de le fluidifier en le chauffant.
De cette manière, un artiste peut perfectionner son œuvre sans aucune limite de temps et sans que le verre ne se détériore.
Le verre ne produit aucune patine et il ne subit pas l’effet des facteurs climatiques. Il n’existe donc pas de tests scientifiques qui permettent d’établir l’âge des objets en verre.
Un examen sur l’authenticité doit donc se baser sur des caractéristiques secondaires qui sont le résultat de l'expérience acquise par les experts tout au long des siècles.
Un site dédié à ce thème est en cours de préparation.

L'on trouvera des informations complètes sur le site www.MuseoArteScienza.com et dans le premier tome du manuel illustré de notre Musée (p. 209-232).
 



ÉTABLISSEMENT DE L’AUTHENTICITÉ
DES CÉRAMIQUES PROVENANT DE FOUILLES.

 

 


Comme les armes et les vêtements, les récipients en céramique comptent au nombre des objets les plus indispensables pour la survie de l’homme. La céramique servait à contenir et à cuire les liquides et les aliments.

Tous les pays qui possédaient des carrières d’argile avaient leur propre production. La plupart d’entre eux se contentaient de fabriquer les modèles les plus communs que l'on utilisait chaque jour.  Personne n'est en mesure de dire quand l'on a commencé à copier. Il est pourtant logique de penser que, à toutes les époques, lorsqu'une œuvre d’art ou un objet plaisait, on essayait d’en copier les formes et les décorations en raison de leur beauté.  Les céramistes grecs et, surtout, romains disposaient déjà de très beaux modèles que leur proposaient les cultures de l’Égypte et du Moyen-Orient.
Il est certain que les contrefacteurs de la Renaissance et de la période néoclassique vieillissaient déjà artificiellement une bonne partie de leurs objets. La perfection et l’ardeur avec lesquelles les faussaires travaillaient déjà au début du XIXe siècle sont décrites ouvertement dans le livre “Hellenistiche Tonfiguren und Nachschöp-fungen” (Figures en terre cuite hellénistiques et imitations) édité par le Musée d’État de Berlin qui, de 1870 à 1896, acheta un nombre impressionnant de faux objets en terre cuite à des vendeurs apparemment dignes de sa confiance.
Les faussaires d’aujourd’hui n'ont pas la même patience pour réaliser des œuvres aussi parfaites. Les faux objets archéologiques ou les copies en céramique du XIXe siècle se reconnaissent souvent au premier coup d’œil parce qu'ils sont généralement plus grands et plus beaux que les modèles d'origine. Le faussaire ou le contrefacteur veut vendre et il fait donc en sorte que ses œuvres soient les plus attirantes possible.
La plupart des possibilités d’examiner les objets, pour distinguer les pièces d’archéologie des copies récentes, sont étonnamment simples et accessibles même aux moins chevronnés en la matière. L’humidité du sol, riche en minéraux et en résidus organiques, a imprégné la masse de la céramique en y laissant des traces qui représentent la manière la plus simple et la plus efficace d’en établir l’authenticité.
Un bon contrôle scientifique est donné par l'analyse spectroscopique des incrustations qui peut être exécutée en quelques minutes par un laboratoire bien équipé.

Des descriptions détaillées des différentes techniques et des méthodes scientifiques sont données partiellement dans le site www.ExcavatedArtAuthenticity.com et, avec de nombreuses photographies, dans une trentaine de pages du troisième tome du manuel de notre Musée.
 


ÉTABLISSEMENT DE L’AUTHENTICITÉ DANS L’ART AFRICAIN

 

 


S’étendant au nord et au sud de l’Équateur, l’Afrique est un continent énorme où les cultures les plus diverses se sont épanouies depuis des millénaires. C'est probablement le berceau de l’humanité. Mais, à de rares exceptions près, la plupart des objets d’art en bois qui appartiennent aux musées et aux collectionneurs ont été réalisés après l’ère de l'industrie, c'est-à-dire après 1850. Cela est dû au fait que le bois est un matériau qui se détériore rapidement dans les pays au climat tropical.
Les changements politiques, l'ouverture du continent noir au tourisme de masse et le désir des populations locales de s’enrichir en imitant l’exemple occidental ont, d'une part, altéré les traditions anciennes.
De l’autre, ils ont entraîné un développement de la production des modèles culturels du passé, dans un esprit purement commercial. Il est très probable que les objets d’art africain qui ont été réalisés après la deuxième moitié du XXe siècle ne soient pas authentiques. Le fait de reconnaître cette limite facilite la distinction entre ce qui est authentique et ce qui ne l’est pas. Dans le cadre de l’art africain, la meilleure possibilité de connaître l’âge d'un objet consiste à en dater le bois. Aujourd'hui, cela est possible grâce à une méthode scientifique accessible à tous ceux qui y sont intéressés : La Spectroscopie. 
Il est clair que l’âge ne suffit pas pour que l'on puisse affirmer qu'une pièce en bois est une œuvre d’art. Toutefois, un objet dont on connaît la date donne à l’expert, au collectionneur et au galeriste la possibilité de faire valoir pleinement leurs propres exigences historico-artistiques et d’approfondir la signification de l’œuvre en l’insérant dans un contexte culturel donné.

Pour tout renseignement complémentaire, visiter les sites www.MuseoArteScienza.com et www.ArteAfricanaAutenticita.com ou consulter le troisième tome du manuel de notre Musée (p. 99-121).
 


ÉTABLISSEMENT DE L’AUTHENTICITÉ DANS L’ART BOUDDHISTE

 

 


L’art bouddhiste suit une iconographie très rigide. Chaque geste et chaque forme ont une signification symbolique bien précise qui ne laisse guère de place à la créativité du sculpteur. C'est la raison pour laquelle il est difficile de classer chronologiquement des objets de l’art bouddhiste. Un jugement peut se baser sur l'expression des visages à laquelle seul un artiste croyant peut donner un caractère mystique, ainsi que sur l'exécution patiente et pleine d’amour des détails, comme les mains et les cheveux. Les faussaires qui n'ont pas la foi ne produisent que des figures sans vie, aux traits insignifiants et aux regards vides. Pour ce qui est des contrôles scientifiques auxquels les œuvres asiatiques en bronze, en bois et en pierre sont soumises, l'on adopte les mêmes règles et les mêmes techniques que pour les objets d’art européens réalisés avec les mêmes matières. Il faut pourtant tenir compte que les Asiatiques, et les Chinois en premier lieu, appréhendent la copie avec une attitude différente. Pour eux, copier les maîtres du passé est une vertu et faire mieux qu’eux est un honneur. La copie faite honnêtement équivaut pratiquement à l’original et, sur le marché, son prix est élevé, surtout si elle a remplacé un objet sacré présent dans un temple ou dans un monastère. En revanche, les faux sont produits pour l'exportation. Les objets réalisés pour la vente se reconnaissent également par leur beauté excessive, la richesse des détails et leur grandeur inhabituelle.

Un jugement sur l’authenticité, basé sur des facteurs esthétiques, est encore compliqué par le fait que, lorsqu'elles étaient abîmées, les statues vénérées dans les temples et les monastères bouddhistes étaient remplacées par des copies qui devaient ressembler le plus possible aux pièces originales.
Les objets en bois peuvent être datés par la Spectroscopie IR (www.SpectroscopyforArt.com)

L'on trouvera des informations plus détaillées sur le site www.MuseoArteScienza.com et dans le troisième tome du manuel illustré de notre Musée (p. 81-97).
 


La vérification de l’authenticité de tapis et tapisseries

   


C’est relativement facile, pour un connaisseur, comprendre si un tapis est nouveau, vieux ou ancien.
Pour les objets vraiment anciens les datations se basent toutefois sur sensations et opinions plus que sur fondements techniques ou historiques, car la matière première, les couleurs, la technique de nouage et même les dessins n’ont pas subi des variations significatives il y a beaucoup de siècles.

Souvent en orient les tapis anciens étaient l’unique ameublement et le centre du tapis représentait parfois le centre de la vie et donc la zone la plus exposée à l’usure.
N’importe quel usage spécifique laisse une marque d’usure spécifique, comme dans le cas des tapis - prière où le point d’appuie des genoux est bien visible. (1)
Les principaux points de départ pour l’évaluation de l’âge d’un tapis sont les suivants:

  1. Comparaison stylistique et technique avec tapis anciens de datation certaine.

  2. Distinction entre exemplaires uniques noués à la main et produits industriels tissus à la machine.

  3. Analyse de la détérioration des couleurs.

  4. Observation des marques d’usure et de leur sens. (photo)

  (1)
L'on trouvera des informations plus détaillées sur le site www.ArtandScienceHandbook.com
 

 

Un laboratoire scientifique au service de l’art

 

Le but du laboratoire du Musée est de perfectionner les méthodes scientifiques qui existent déjà et d’élaborer des nouvelles méthodes pour le contrôle de l’authenticité d’objets d’art. Les instruments et le savoir-faire du laboratoire sont à la disposition des collectionneurs, experts, restaurateurs, galeries et musées. (Le personnel du laboratoire, qui parle les principales langues européennes, est disponible pour toutes les explications)


Le laboratoire du Musée didactique d’Art et de Science est à but non lucratif
et il est indépendant à tous les points de vue.


Les analyses effectuées par le laboratoire :

Datation et caractérisation
spectroscopique du
bois

Contrôles microscopiques de peintures, pièces en bronze anciennes, objets en céramique archéologiques, etc.

 

Analyse des couches profondes avec la Réflectographie à l’Infrarouge

 Analyse de la dureté et du séchage de la couche de peinture

Analyses avec la Lumière de Wood, les UV et les IR

AUTRES ANALYSES EFFECTUÉES DANS LE LABORATOIRE :

Analyses chimico-spectroscopiques des pigments, colles,  incrustations, patines, produits de corrosion. Essais scientifiques, pratiques et instrumentaux pour le contrôle de : ivoire, ambre, objets en verre archéologiques, pigments,  métaux, pierres, art bouddhiste et africain, tapis, tapisseries, estampes, livres, horloges, pièces en porcelaine.

 

PRIX : Le prix moyen des analyses est de 75 euros par examen. Certaines examens sont définitifs pour distinguer le faux du vrai, comme la datation du bois ou les essais sur les incrustations des pièces en céramique ou en bronze



 

MÉTHODES SCIENTIFIQUES

Dans les derniers 100 ans, la science a fait d’incroyables pas en avant. Le nombre d’hommes de science et de chercheurs qui opèrent dans le monde entier dépasse l’ensemble de tous les hommes qui se sont intéressés à la science depuis le début de l’humanité jusqu'à nos jours.

La possibilité de faire de nouvelles découvertes et de perfectionner les méthodes existantes est multipliée par les nouveaux instruments de mesure dont nous disposons et par l’emploi de l'ordinateur qui garantit l'élaboration rapide des données.

Le marché de l’art acquiert une importance économique toujours majeure et il est donc naturel qu'il fasse l’objet des nouveaux moyens que peuvent utiliser tant les faussaires que ceux qui luttent contre eux.

Si l'on prenait l’habitude de soumettre tous les objets d’une certaine valeur à des examens scientifiques, comme on effectue un check-up pour contrôler son propre état de santé, les faux artistiques seraient éliminés de nombreux secteurs du marché des antiquités.
 

 

Voici les procédés et les méthodes scientifiques que l'on peut
appliquer dans le monde vaste et varié des objets anciens.


Méthodes optiques

La loupe
(jusqu'à 10 agrandissements)

Le faussaire parvient à tromper l’œil de l’homme, mais il ne peut pas travailler d'une manière suffisamment parfaite et précise pour tromper une loupe utilisée par un observateur avisé.

Une simple loupe est utile pour étudier la patine, les craquelures, la toile et la grandeur des pigments.

 

Le microscope
(jusqu'à 200 agrandissements)

Le microscope permet d’approfondir les résultats obtenus avec une simple loupe.

Aujourd'hui encore, malgré un très fort développement technico-scientifique, il est possible d’affirmer que la loupe d’un bon expert est l'instrument les plus utilisé et le plus valable pour effectuer un premier examen.
 


 


La spectrographie IR

 

La spectrographie IR est utilisée depuis des dizaines d’années dans l'industrie pour les analyses chimiques. Toutefois, son application est nouvelle pour ce qui est de la datation du bois (Brevet G. Matthaes) dans le monde de l’art où elle permet d'évaluer l’âge des meubles, des peintures sur bois, des châssis, des cadres, des statues, des poutres et d’objets semblables.

La mesure spectrographique de l’âge du bois ne subit ni l’influence du lieu d’origine de l’arbre, ni les facteurs climatiques auxquels l’objet a été soumis au fil des siècles.

La précision de la méthode varie de 10 à 20 ans, selon le type de bois et son âge.
Une description détaillée en est donnée sur le site www.SpectroscopyforArt.com et dans les pages suivantes:

 

 

 


Courte description des fondements naturels et scientifiques
de la datation spectroscopique du
bois
 

 L’essentiel en bref

La Spectroscopie infrarouge n’est pas une méthode nouvelle et, non plus, une nouvelle découverte. Nouvelle est seulement son application pour la vérification de l’âge et de l’authenticité d’objets d’art. Elle est utilisée depuis des dizaines d’années, dans le monde entier, par toutes les entreprises chimiques et pharmaceutiques avec des milliers d’instruments, avec le même programme et le même équipement dont se serve le laboratoire du Museo d’Arte e Scienza à Milan. Grâce à sa haute fiabilité, sa précision et facilité à d’emploi cette méthode est devenue la numéro 1 dans tous les secteurs où son application est possible.

La datation spectroscopique se fonde sur deux principes très connus :

·        Tous les matériaux présents sur la Terre, y compris ceux qui sont usés pour la création d’objets d’art, sont composés par molécules spécifiques.

·        Certaines molécules particulières changent avec le temps.

Le spectre IR du bois montre ses molécules ou ses groupes de molécules avec des pics et des creux (figures 1 et 2). Les signes du vieillissement provoqué par l’évaporation, l’oxydation et d’autres facteurs d’altération créent une baisse des pics d’absorption et, de manière mineure, leur déplacement (figure 3).
Cette méthode de datation offre donc deux possibilités d’évaluation du spectre, dont chacune donne, déjà individuellement, de bons résultats.

1 – L’évaluation graphique de la courbe (Spectrographie)
La mesure spectrographique de l’angle (α) qui s’était formé entre les différentes hauteurs des pics, permettait dès le début de la recherche de préciser l’âge à +/- 20%, et ce résultat fut donc communiqué en 1995 environ à certains musés et instituts européens.

 

 

 

Figure 2

 

Figure1

 

 

 

2 – L’évaluation du déplacement des fréquences (Spectroscopie)
La découverte de déplacements des fréquences d’absorption dans l’analyse spectroscopique en a augmenté, au cours des années, la précision dans une mesure inattendue et inexplicablement élevée déjà pendant les premières années.

(Figure 3) - Le graphique représenté n’est qu’un exemple d’autres nombreuses caractéristiques du spectre.


Nous pourrions faire remonter cette précision, tout comme l’indépendance de facteurs climatiques, à des programmes biologiques à l’intérieur du noyau cellulaire de l’arbre. L’incroyable exactitude de ces types de programmes biologiques est connue et est compréhensible également pour la phase de croissance du bois. Une réponse au pourquoi le vieillissement du bois aussi probablement est programmé, ne peut être donnée que par les développements de la recherche sur la cellule.
 

La cellule végétale, contrairement à la cellule animale, est bien protégée par une paroi de cellulose. La cellulose est extrêmement résistante à l’eau, c’est pourquoi nous trouvons encore des cellules de bois et du matériel datable dans des parties archéologiques de navires romains.
 

  Figure 4

(Recherche en collaboration avec un musée archéologique allemand, 1995.)



Le traitement de tableaux pour la référence des données du spectre à l’âge du bois:
L’attribution d’un spectre à une typologie de bois spécifique et à un âge spécifique a nécessité d’une grande quantité d’objets en bois à la datation sûre. Cette recherche, qui a pris de nombreuses années de travail avec l’emploi de personnel qualifié, n’a été possible que grâce à une collaboration forte et amiable avec des musées internationaux commencée environ en 1993. Le rapport de collaboration avec certains musées d’art s’est achevé en 1995, parce que les curateurs craignaient que des effets négatifs auraient pu affecter leurs collections. La Fondation G. Matthaes, propriétaire du musée, est une organisation non lucrative, similaire à la Fondation P. Getty. La collaboration avec les musées techniques a continué positivement.

 


L’application de l’analyse spectroscopique pour la datation de matériaux organiques est brevetée.
(Brevet It. Nr. 01266808 - G. Matthaes, 1993)

 

 

La Méthode du Radiocarbone (14C)

Lors de son invention, la méthode 14C fut accueillie comme un moyen miraculeux pour dater de façon absolue et sûre des objets anciens et, donc, pour la lutte contre les faussaires.

Elle permet de mesurer la datation des matériaux organiques qui contiennent du carbone comme le bois, les tissus, les cheveux, l’ivoire, le charbon, le corail, le cuir, les coquilles, le fer forgé, le papier, etc. 

La méthode se base sur les théories scientifiques suivantes. Dans l'atmosphère terrestre, le carbone se présente avec trois isotopes : 12C, 13,C et 14C. Seul le troisième est radioactif et, par voie de conséquence, instable et mesurable. Le 14C se forme continuellement dans l'atmosphère supérieure sous l’effet des radiations cosmiques et il est déposé sur la terre par les pluies. À travers l’eau, toute forme de vie, végétale ou animale, reçoit au cours de son existence l’isotope 14C qui est absorbé par le corps vivant et donc également par la fibre du bois. À la mort, cette absorption est interrompue et le 14 C se transforme lentement en 12C. La vitesse de décroissance est connue et indiquée dans des tableaux détaillés rectifiés et confirmés à plusieurs reprises.  

Le diagramme 1 reproduit la courbe de ce temps de décroissance. La création et la concentration du 14C dans l'atmosphère ont connu de fortes oscillations au fil des siècles. Il existe des périodes incertaines, sans doute à cause de l’activité du soleil et des oscillations du champ magnétique. Le développement du 14C dans l'atmosphère terrestre a subi des variations si amples que les résultats des mesures au cours de ces périodes ne peuvent pas être interprétés.

Malheureusement, les périodes incertaines couvrent deux des ères les plus importantes pour l’art: les siècles de la civilisation grecque et les 350 dernières années de notre histoire


 

La méthode ne peut donc pas être appliquée pour les objets créés après 1650 environ, ce qui concerne malheureusement la plupart des objets présents sur le marché.

En conclusion, il est donc possible d’affirmer que la méthode 14C est surtout fiable pour les examens archéologiques ou pour les objets très anciens et que, dans ce secteur, elle garantit une datation relativement précise et sûre.

Pour les exécuter, il est utile d’interpeller les laboratoires des facultés de Sciences des grandes universités.

Les examens sont toutefois relativement coûteux. Les principaux domaines où la méthode peut être appliquée dans le monde des antiquités sont ceux des objets en bois ou réalisés avec d’autres substances organiques, comme la colle, les os et l’ivoire.

 

Comparaison entre les deux méthodes scientifiques: la Spectrographie IR et la méthode du Radiocarbone 14C

 

   Période    

 Précision des méthodes

âge en années

 

spectrographie

 

14C

0-50

50-350/400

350/400-750/850

750/850-2000

après 2000

 

assez bonne

bonne

bonne

à perfectionner*

inapplicable jusqu'à présent

 

bonne

inapplicable

bonne

bonne

relativement haute

* La précision relative diminue proportionnellement à l’âge

 

La Dendrochronologie

 Méthode des anneaux de croissance
 

Le calcul des anneaux de croissance est l'une des méthodes les plus exactes pour dater de façon absolue une certaine pièce de bois, à condition de connaître de façon précise le lieu d’où l’arbre provient.

Dès l’école primaire, on apprend que, en comptant les anneaux d’un tronc d’arbre coupé, on peut en calculer l’âge. Composé d'une zone claire et d'une zone sombre, chaque anneau indique un an.

Si l'on trouve un morceau de bois ancien, par exemple dans un meuble, ayant un nombre suffisant d’anneaux, il doit être possible d’établir, à un an près, son âge avec l’aide de ces tableaux.

Théoriquement, la dendrochronologie est la méthode la plus exacte pour dater les objets en bois. Dans la pratique, les anneaux de croissance présentent pourtant de nombreuses limites. Étant donné que les distances subissent exclusivement l’effet du climat où l’arbre grandit et que le climat ne varie pas seulement de l’Espagne à l’Angleterre, mais aussi du nord, au centre et au sud de l’Angleterre ou même d'une colline à la vallée, il est nécessaire d'élaborer des tableaux spécifiques pour chacune de ces zones. En premier lieu, il faut donc savoir où l’arbre a grandi.
 

Une forte limite repose en outre sur le fait que seuls certains types d’arbres, comme par exemple le chêne, développent les anneaux et que, pour les compter, il faut avoir une pièce de bois plutôt grande.

La dendrochronologie est une science exacte pour étudier le climat d’une certaine région et la datation des pièces de bois qui en proviennent. Généralement, l'on estime que cette méthode ne permet pas de dater de façon sûre un objet ancien en bois.

 

 

 

La méthode de la thermoluminescence

pour le contrôle de l’authenticité d’objets de fouilles

La méthode de la thermoluminescence est appliquée dans le monde entier et avec succès depuis des dizaines d’années. Il existe une vaste bibliographie, tant écrite qu’électronique, sur les avantages de cette méthode.
Grâce à la thermoluminescence, il est possible de distinguer d'une manière suffisamment précise les objets de fouilles authentiques et les faux qui ont été fabriqués récemment